Vous avez sans doute noté la folie des talons vertigineux proposés par les créateurs de chaussures depuis quelques saisons. Et parmi les plus agités des faiseurs de souliers, il faut parler de Nicholas Kirkwood. Un anglais de trente ans dont le travail oscille entre oeuvre d'art et construction architecturale.
Tout ca pour dire quoi ? Et bien que des chaussures comme celles-là on les adore, on les regarde, on les convoite mais on en voit rarement en vrai.
Les faiseurs de tendance sont rattrapés par la vraie rue. Et c'est ce phénomène qui est nouveau, les créateurs communiquent sur ces chaussures démentes, qui donnent le tournis (on ne vous parle même pas des prix, ils font rire tellement ils sont haut) et de Dior à Prada en passant par Pierre Hardy, Giuseppe Zanotti, Balmain ou Jimmy Choo c'est la valse de la hauteur. Les pipoles en raffolent sur le red carpet mais elles ne marchent pas beaucoup, et ne les paient pas beaucoup non plus.
En réalité depuis que la première dame de France marche à plat, la bonne hauteur c'est être au ras du sol. C'est dommage.
Les petits prix commençaient à suivre la tendance, la preuve cet hiver on trouve chez Eram, comme chez André ou Minelli des monstres à talons de 12, 14 et même 16 cm absolument dingos. H&M a aussi proposé à Jimmy Choo de réaliser des séries abordables et on sait toutes que cela sera la guerre dans les magasins la semaine prochaine.
Alors résistez camarades, c'est bien de monter sur ses chaussures, ca évite de monter sur ses grands chevaux (économie d'avoine) ca permet de prendre de la hauteur sur les bassesses alentour, de voir le crâne des gens, toujours édifiant. Cela permet aussi de se prendre pour une pipole, une fille glamour et lumineuse qui entre comme une géante quelque part et dont tout le monde sans exception regarde les pieds avec un air hébété.
Fouillez,fouillez amies de la planète B, et dénichez des escarpins, des mocassins, des sabots.
Tout du moment que c'est haut, et laissez les autres retomber comme un soufflé. Plat.




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